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QUAND LES SCIENCES DE LA VIE ET LES NANOTECHNOLOGIES SE RENCONTRENT :
FRONTIERS

coudret et boujuQu'est-ce que Frontiers ?
Frontiers est un réseau d'excellence (NoE) du sixième Framework Programme (FP6) de la Commission européenne pour les sciences de la vie en relation avec les nanotechnologies. Frontiers regroupe douze instituts à travers l'Europe, leaders dans les nanotechnologies. Près de 200 chercheurs avec des compétences variées forment ainsi un ensemble de connaissances remarquable en Europe.

Quel est le but de Frontiers ?
Frontiers veut renforcer la position de l'Europe dans les sciences de la vie en relation avec les nanotechnologies en mettant l'accent sur l'instrumentation pour l'analyse et la manipulation de (bio)molécules à l'échelle du nanomètre. Le réseau a pour vocation de conduire le développement de technologies innovantes, de procédés, d'outils et de dispositifs qui auront un impact important sur la science, l'industrie et la société.

Quelles sont les spécificités de Frontiers ?
Par essence, les nanotechnologies sont pluridisciplinaires, ce qui consitute un défi pour la communauté scientifique. La réponse du consortium Frontiers à ce défi est l'« intégration ». Cette intégration se retrouve dans la recherche, dans l'éducation et à travers l'usage de moyens mutualisés dans les laboratoires, tout en fournissant dans le même temps de la connaissance. Frontiers établit ainsi une infrastructure permettant aux chercheurs d'horizons variés de partager leurs connaissances, leur expérience et leurs résultats de recherche.

Quel est le champ des recherches de Frontiers ?
Accéder à des nanotechnologies présentant une échelle pertinente (entre 0,1 et 100 nm), utiliser des molécules individuelles ou des nano-agrégats de (bio)matériaux, réaliser des recherches de pointe utilisant des entités biologiques et non-biologiques et/ou à leur interface.
La recherche des relations structure/fonction pour de tels systèmes, leur synthèse et la possibilité de les manipuler de façon appropriée forment la base des recherches dévéloppées dans Frontiers.

Pourquoi les nanobiotechnologies sontelles si prometteuses ?
La possibilité de voir et de manipuler le monde à l'échelle nanométrique offre de nouvelles perspectives pour des matériaux aux propriétés inédites, mais aussi du point de vue des applications et des techniques de production. Dans le domaine des sciences de la vie, les nanotechnologies permettent de travailler directement au sein d'organismes allant de la bactérie, aux plantes, voire à l'être humain. Ces techniques de manipulation, d'analyse, ou de création d'interfaces avec le monde vivant auront un impact majeur, révolutionnant non seulement les applications en science de la vie mais aussi pour la santé. Les retombées les plus précoces concerneront notamment les biocapteurs, les matériaux implantables et la pharmacodynamique.

Qu'offre Frontiers ?
Dans ce secteur des nanotechnologies pour les sciences de la vie, Frontiers donne accès

  • aux meilleurs instituts de nanotechnologie d'Europe,
  • au savoir faire le plus pointu sur les derniers développements technologiques,
  • aux équipements les plus modernes ainsi qu'à l'expertise accumulée,
  • à des partenaires susceptibles de collaborer,
  • à un certain nombre de conférences de haut niveau, d'ateliers et de cycles de formation.

De plus, Frontiers prend part aux débats éthiques, sociaux et environnementaux de la science contemporaine. Enfin, Frontiers a également pour but de servir de portail d'information sur les nanotechnologies pour tous les scientifiques y compris des sciences humaines, pour les décideurs politiques, les journalistes, les industriels et les financiers, et pour le grand public.

Quelles sont les valeurs fondamentales de Frontiers ?
Le développement des nanotechnologies de manière responsable et sûre constitue la ligne de conduite de Frontiers. Dans le cadre du projet, nous travaillons avec les medias et d'autres secteurs de la société civile afin d'établir un dialogue équilibré entre les tenants et les opposants aux nanotechnologies.

CONTACTS
Christophe Coudret / Xavier Bouju
Christian Joachim
- Groupe NanoSciences
CEMES-CNRS
E-mail : coudret@cemes.fr - bouju@cemes.fr
Site : www.frontiers-eu.org

 

ITAV

Sélection des premiers projets scientifiques transdisciplinaires.

L’ouverture de l’ITAV (Institut des Technologies Avancées en Sciences du Vivant), futur centre de recherche interdisciplinaire autour de la biologie dédié à l’innovation, est prévue pour fin 2007. Parallèlement à l’avancement administratif et organisationnel de l’ITAV, la sélection des premiers projets scientifiques transdisciplinaires vient d’intervenir, suite à l’appel lancé au 2ème trimestre 2005.

Sur un plan général, les phases de construction du bâtiment de 2000 m2, sur le site de Langlade au coeur du Cancéropôle de Toulouse, et d’acquisition des équipements scientifiques (participation au financement de trois collectivités locales : Conseil Régional Midi-Pyrénées, Conseil Général de la Haute-Garonne, Communauté d’Agglomération du Grand Toulouse) progressent de façon satisfaisante.
Par ailleurs, la structure juridique et le cadre administratif de l’ITAV devant favoriser transversalité, réactivité et souplesse de fonctionnement, les différents partenaires académiques et industriels seront associés au sein d’une Unité Mixte de Service du CNRS.

Dans l’immédiat, sur la base des propositions du Conseil Scientifique International ITAV, le Comité de pilotage regroupant les financeurs potentiels (Conseil Régional Midi- Pyrénées, Grand Toulouse, CNRS, Universités et Fondation InNaBioSanté en cours de création) a décidé de soutenir 6 projets parmi les 25 propositions soumises. Représentatifs d’une démarche interdisciplinaire, ces projets s’appuient sur des équipes locales ayant de fortes relations européennes et internationales. Ils se situent, ainsi, au meilleur niveau mondial dans leur domaine, en possédant, de plus, de fortes perspectives d’application.

La Nutripuce : Un microsystème de mesure pour le diagnostic biochimique des maladies métaboliques.
Porteurs : Rémy BURCELIN et Pierre TEMPLE-BOYER - (UPS, INSERM, CNRS, Société Physiogenex)

Conception et mise au point de nouvelles sondes pour l'imagerie de fluorescence in vivo chez l'animal des évenements cellulaires et moléculaires associés au cancer.
Porteur : Christine M'RINI - (CNRS, INSERM, UPS)

Nanomultiplex : études systématiques de biomolécules uniques organisées en réseaux ordonnées par nanolithographie douce.
Porteur : Laurence SALOME - (CNRS, UPS, INP, Institut Pasteur)

HIT-CHIP : Biopuces diffractantes pour le ciblage pharmacologique à haut débit.
Porteur : Frédéric AUSSEIL - (Pierre Fabre, Société Innopsys, CNRS, INSA, INRA)

ALMA : Algorithmique du Mouvement et des interactions Macromoléculaires.
Porteur : Thierry SIMEON - (CNRS, UPS, INSA, INRA, INSERM)

Analyse "en temps réel" des perturbations de la production du langage écrit. De la caractérisation des troubles à l'évaluation de l'impact des thérapies pharmacologiques et/ou orthophoniques.
Porteur : Nadine Vigouroux.

Ces projets représenteront dans les 2 ans à venir une « vitrine » pour l’ITAV et contribueront à l’attractivité et au rayonnement international du futur Institut.
Les composantes du Comité de pilotage vont conjuguer leurs efforts pour soutenir de façon très significative ces projets financièrement dans le cadre d’une véritable politique de site et d’une mutualisation de moyens destinées à favoriser l’innovation en amont du développement économique.

CONTACTS
Alain-M Boudet - Professeur
UMR CNRS-UPS 5546 IFR40
Tél :05 62 19 35 21/35 42
Fax : 05 62 19 35 02
E-mail : amboudet@scsv.ups-tlse.fr
Site : //ifr40.scsv.ups-tlse.fr

TÉMOIGNAGE

Bernard Pau
Président Directeur Général
I2T-SA Institut d’Innovations
Thérapeutiques - Montpellier

Comment la recherche en Biologie doitelle évoluer pour mieux valoriser ses acquisitions récentes ?

BP : Une anecdote : le département « Sciences de la Vie » au CNRS, que j’ai dirigé jusqu’à fin 2004, va changer d’intitulé pour devenir « Vivant ». Cette décision a une portée symbolique forte : il est évident aujourd’hui que les grands progrès dans l’acquisition des informations sur la dynamique du vivant et dans l’élaboration de la connaissance à partir de ces informations proviendront d’une action totalement interdisciplinaire associant biologistes, chimistes, informaticiens, mathématiciens, spécialistes d’ingénierie, disciplines des sciences humaines… Cette évolution radicale, qui conditionne véritablement l’édification scientifique de ce domaine du vivant, a pour corollaire la nécessité d’une définition d’objectifs à long terme pour la recherche fondamentale, ce que l’on peut appeler « des horizons partagés » par les scientifiques. Vous pourrez trouver le résultat d’un tel travail de prospective en accédant au site web du CNRS, sous l’intitulé « Orientations Stratégiques en Science du Vivant ». Il ne s’agit évidemment pas de piloter la recherche académique au quotidien mais de partager une ambition légitime sur les grands questionnements fondamentaux tels que « Emergence de la pensée » ou « Biodiversité et Anthropie » dont l’éclairage ne peut être, encore une fois qu’interdisciplinaire.

L'interdisciplinarité peut-elle se développer de façon fructueuse dans n'importe quel contexte et site au plan national ?

BP : La démarche interdisciplinaire est, audelà de la technique, un fait culturel et doit gagner tous les niveaux d’organisation de la recherche publique. Au plan opérationnel, elle gagnera en puissance dans des sites capables de fédérer suffisamment d’atouts disciplinaires, ce qui suppose un niveau minimum de diversité des compétences académiques sur ces sites.

A t-on besoin de nouveaux outils et dispositifs pour favoriser cette interdisciplinarité ?

BP : Oui, incontestablement : il est souhaitable que le financement du fonctionnement de la recherche (qu’il soit récurrent ou sur projets) favorise l’interdisciplinarité. D’autre part, la création de sites permettant de « condenser » cette interdisciplinarité en un même lieu ne peut qu’être favorable à un exercice quotidien de la créativité.

Que pensez vous de l'initiative ITAV et des ses retombées potentielles?

BP : J’avais accepté, au titre de mes fonctions antérieures au CNRS, de m’impliquer fortement dans le passionnant projet ITAV parce que, justement, il concrétise cette évolution créatrice de valeur de connaissance et d’innovation pour la recherche académique. En effet, une conséquence immédiate de ce nouveau modèle de « condensation interdisciplinaire » qu’est l’ITAV est la possibilité de créer des ruptures technologiques qui ouvrent à de grandes innovations médicales et, à terme, industrielles. C’est la raison pour laquelle un institut comme ITAV intègre, au-delà de l’interdisciplinarité, une deuxième dimension de transversalité : la synergie entre recherche académique et recherche préindustrielle pour la création de nouveaux concepts et objets pour le vivant et la médecine.

Vous avez créé la société I2T. Quels sont ses objectifs principaux ?

BP : J’ai créé « l’Institut d’Innovations Thérapeutiques » grâce au soutien du CNRS, son actionnaire unique aujourd’hui. D’autres grands établissements comme l’Inserm, l’Institut Pasteur, … rejoignent notre initiative pour former un partenariat avec I2T afin de mieux valoriser leurs innovations. En une phrase, la mission de I2T consiste à détecter des projets prometteurs à vocation thérapeutique et à investir sur ces projets en terme de moyens financiers, de ressources humaines et de management de projets afin d’opérer une maturation de ces innovations jusqu’à la mise au point de candidats médicaments transférables à l’industrie biopharmaceutique, laquelle pourra les développer à partir du stade des études cliniques. Cette mission fait de I2T un outil complémentaire pour contribuer à franchir le « gouffre » qui existe entre innovations d’origine publique et médicaments industrialisables et valorisables.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le texte d’une interview récente sur :
http://www.parisdeveloppement.com/index.php?id=993212725&langue=1

Fonctionnant en réseau, I2T, dont le siège est à Montpellier, va développer des relations synergiques fortes avec les acteurs des pôles de compétitivité et notamment à Toulouse, Lyon et Paris.

CONTACTS
Bernard Pau - Président Directeur Général
I2T-SA c/o CNRS
Tél : 04 67 04 11 74
E-mail : audrey.tichit@i2t-sa.com