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Témoignage du lauréat du Prix Michel Benech du Concours de l'Innovation 2002 :
Alain Giraud, Daniel Estève, Frédéric Van Meer

EndoXirob :
réalisation d'une plate-forme robotisée pour la chirurgie Laparoscopique

En quoi consiste l'innovation primée ?

Il s’agit des résultats de l’étape de faisabilité pour un projet ENDOXIROB visant la création d’un robot téléopéré s’appliquant à la chirurgie laparoscopique. Ces résultats sont de deux natures complémentaires : un robot porteur placé en surplomb de la table d’opération pour manipuler un instrument chirurgical passant au travers de la peau par une petite incision ; des outils miniatures : pinces, ciseaux, bistouris, … conçus à partir des micro-nanotechnologies.
Ces résultats sont principalement issus des travaux du LAAS/CNRS*, de la Société SINTERS et des équipes du CHU de Rangueil de Toulouse. Mais le projet ENDOXIROB associe d’autres partenaires : CEA*, INRIA*, ONERA*, IET*, LIRMM/CNRS*, SYQUALIS,… pour traiter l’ensemble des questions de télécommande et de sécurité.
Deux brevets LAAS/CNRS - SINTERS ont été déposés sur ces premiers résultats avec des échéances pour 2004/2005.

A quoi sert-elle ?

La chirurgie laparoscopique en opérant au travers d’incisions, déjà au stade manuel, est très performante. Outre-Atlantique, on lui donne le nom de chirurgie "minimal-invasive" pour exprimer qu’elle est peu traumatisante pour le patient et qu’elle réduit fortement la durée de convalescence. La robotisation peut enrichir la démarche de plusieurs manières : la précision et la reproductibilité du geste chirurgical, le confort de l’équipe chirurgicale, la rapidité et le coût de l’intervention…
Les domaines d’application sont très larges : les équipes du CHU de Rangueil sont celles des chirurgies abdominale et cardiaque.

Quelle est la situation dans le monde ?

Les premiers travaux dans ce domaine ont été réalisés aux Etats-Unis où est actuellement proposée une première génération de robots présentés dans la presse spécialisée. Cette première génération montre l’applicabilité de ce type de robot et indique la voie pour des améliorations indispensables à une large diffusion. Parmi les améliorations substantielles, il faut noter la réalisation de structures plus légères, plus faciles à installer, plus faciles à maintenir et à utiliser et bien sûr moins coûteuses.
C’est la direction des offres nouvelles ENDOXIROB.

Un organisme interface vous a-t-il accompagné dans cette démarche ?

L’origine de ce travail remonte à 1996. Elle est une démarche des chirurgiens toulousains auprès du LAAS/CNRS pour lancer des actions communes en chirurgie robotisée. La Société SINTERS, compte-tenu de son expérience en robotique médicale, a rapidement proposé que soit lancé un projet rassemblant le maximum de compétences nationales.
Sur cette base, une succession d’actions se sont mises en place : analyse des besoins, état de la concurrence, construction d’un projet complet et cohérent jusqu’au lancement effectif, en 1999, du projet ENDOXIROB. Le consortium a reçu l’appui des pouvoirs publics : Conseil Régional Midi-Pyrénées, Ministère de la Recherche, Ministère de l’Industrie.

Quelles sont les perspectives ?

Le consortium termine la phase de maquettage. Le SITEF* 2002 avait été choisi dans le lancement du projet comme une étape importante où il serait présenté au public après que les protections industrielles aient été achevées. Le succès remporté lors du 22ème Concours de l’Innovation est bienvenu car il renforce l’information auprès des professionnels et du public. Les travaux d’évaluation se poursuivent mais on sait d’ores et déjà que l’on va lancer la construction d’un prototype complet comportant 3 bras manipulateurs et une interface avec le chirurgien du type Robot Maître/Robot Esclave. A ce stade, les premières expérimentations pourront commencer avec les équipes toulousaines.
C’est en 2004/2005, après les étapes de validation par des essais sur l’animal, que pourra réellement commencer l’application médicale. De nombreux obstacles devront être franchis pendant ces deux à trois prochaines années, liés aux performances et à la sécurité. Cependant, les équipes sont tout à fait confiantes sur le succès final.


* LAAS/CNRS : Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des systèmes/CNRS
CEA : Commissariat à l'Energie Atomique
INRIA : Institut National de Recherche en Informatique et Automatique
ONERA : Office National d'Etudes et de Recherches Aérospatiales
IET : Institut Européen de Télémédecine
LIRMM/CNRS : Laboratoire d'Informatique, de Robotique et Microélectronique de Montpellier
SITEF : Salon International de l'Innovation et de la Prospective

CONTACTS :
Alain Giraud – Directeur de Recherche
Tél :
05 61 33 63 45
Fax : 05 61 33 64 55
E-mail : giraud@laas.fr

Daniel Estève – Directeur de Recherche
Tél :
05 61 33 64 03
Fax : 05 61 33 62 08
E-mail : esteve@laas.fr

Frédéric Van Meer – Doctorant
Tél : 05 61 33 69 34
Fax : 05 61 33 62 08
E-mail : fvanmeer@laas.fr

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