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Témoignage du lauréat du Prix Michel Benech du Concours de l'Innovation 2003 :
Marie Morard

TRANSFORMATION DE DÉCHETS DE BOIS EN OR VERT
Le projet “Bois Valor” propose de fabriquer un nouveau produit fertilisant destiné à l’agriculture et au jardinage d’amateur : les Substances Humiques Biomimétiques ou “SHB”

En quoi consiste l'innovation primée ?

L’innovation réside dans la valorisation des déchets de la filière bois pour fabriquer un engrais respectueux de l’environnement et non polluant. Plus concrètement, les SHB présentent les avantages suivants :

  1. Un produit fiable de qualité homogène et reproductible. Le procédé de fabrication permet de préparer rapidement (en quelques heures au lieu de plusieurs mois voire plusieurs années) des substances humiques d’une qualité homogène et reproductible. Tout cela étant garanti par une série de contrôles analytiques rigoureux effectués après fabrication.
  2. Un produit doté d’une réelle efficacité agronomique. Les effets agronomiques des SHB ont été testés depuis plusieurs années au LA2E* de l’INPT/ENSAT*.
  3. Un procédé de fabrication “écologique” et respectueux de l’environnement dont la technologie a été développée au LGC* de l’INPT/ENSIACET*. La matière première utilisée permet la valorisation des déchets. A l’issue du traitement aucun déchet n’est susceptible de polluer l’environnement.
  4. Obtention d’une homologation. Les SHB ont été homologuées par lecomité d’homologation du ministère de l’agriculture pour l’application sur géranium.

Quelles sont les applications dans la vie de tous les jours ?

Les SHB sont considérées comme un nouveau fertilisant. Elles peuvent être utilisées par les particuliers (jardinier amateur) ou les professionnels (agriculteurs). Les substances humiques jouent un rôle important en agronomie et en environnement : elles améliorent la structure du sol et elles contribuent à leur fertilité. Des essais agronomiques effectués au LA2E ont mis en évidence que les SHB peuvent avoir plusieurs types d’effets sur les végétaux :

  • augmenter la croissance des plantes (maïs…),
  • favoriser la mise à fleur (géraniums, bégonias…),
  • diminuer la consommation d’eau (pelouse
    ou ray-grass….),
  • faciliter l’absorption d’éléments minéraux.

Quels sont les partenaires de Bois Valor ?

Le projet résulte de la collaboration étroite entre 3 laboratoires et 2 écoles de l’INPT* : LA2E, qui est à l’origine du projet et en assure le suivi depuis 6 ans, le LGC et le LCA* de l’INPT/ENSIACET* qui ont permis l’industrialisation du process. Par ailleurs, le projet Bois Valor est soutenu par des partenaires du domaine public aussi divers que nombreux comme l’Incubateur Midi- Pyrénées, l’ANVAR et des sociétés privées.

Quelles sont les perspectives de Bois Valor ?

Notre prochaine étape est l’acquisition d’une machine de production (un investissement lourd) afin de finir la mise au point des paramètres de production et surtout commencer à produire pour satisfaire nos partenaires industriels. Nous attendons également l’homologation pour d’autres espèces. Nous sommes à la recherche de financement ou de partenariats pour la réalisation d’essais afin de mettre en évidence les propriétés sur d’autres types de végétaux comme la vigne ou les arbres fruitiers.

Le prix Michel Benech que nous avons remporté lors du 23ème Concours de l’Innovation 2003 est un important coup de pouce. Outre l’aspect financier, il renforce l’information auprès des professionnels et du public. Il permet également d’établir des contacts en amont (valorisation des déchets) ou en aval (utilisateur d’engrais). La création de la société devrait se faire dans le courant du 1er trimestre 2004 et nous devrions être prêts pour la campagne agricole de 2005.

* LA2E : Laboratoire Agronomie Environnement et Ecotoxicologie,
INPT : Institut National Polytechnique de Toulouse
ENSAT : Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Toulouse
LGC : Laboratoire Génie de Génie Chimique,
ENSIACET : Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs en Arts Chimiques et Technologiques
IMP : Incubateur Midi Pyrénées
LCA : Laboratoire de Chimie Agroindustrielle

CONTACTS :
Marie Morard
Bois Valor /Incubateur Midi-Pyrénées
29 rue Jeanne Marvig - 31400 Toulouse
Tél : 05 34 31 94 24
Fax : 05 34 31 68 16
E-mail : marie.morard@free.fr


 
 

Témoignage 1er prix Laboratoires et Equipes de Recharches : Marc Poirot, Sandrine Silvente-Poirot, Philippe De Medina

DÉVELOPPEMENT D?UN NOUVEAU STÉROÏDE NATUREL : la dendrogenine A - Application anti-cancéreuse

En quoi consiste l?innovation primée ?

La dendrogenine A est un membre de la famille des dendrogenines qui ont été découvertes au Département Innovation Thérapeutique et Oncologie Moléculaire situé à l?institut Claudius Regaud dirigé par le Professeur Gilles Favre, de l?Unité Inserm U. 563 dirigée par le Professeur G. Delsol. Le nom dendrogenine a été choisi car ces molécules provoquent l?apparition d?arborescence sur certaines cellules sanguines et provoquent la production de cellules dendritiques qui sont des cellules responsables de la présentation des antigènes. La dendrogenine A est une molécule de petite taille qui est un stéroïde naturel de structure nouvelle et originale.

A quoi sert-elle ? Quelles sont les applications dans la vie de tous les jours ?

Traitement des cancers et compréhension de la susceptibilité à certains cancers. Le cancer constitue l?une des premières causes de mortalité par maladie dans les pays occidentaux. Un cancer sur deux seulement est traité aujourd?hui dans nos pays ce qui est tout à fait insuffisant. Il est donc nécessaire de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques qui permettront de découvrir de nouveaux médicaments. Parmi les nouveaux traitements sur lesquels les médecins fondent des espoirs, il en est un qui utilise le système de défense du malade (le système immunitaire) en l?orientant contre sa tumeur : il s?agit de ?l?immunothérapie anti-cancéreuse?. Il s?agit de modes de traitement encore expérimentaux qui ont pu voir le jour grâce aux progrès de la recherche médicale. La dendrogenine A, de part son action de stimulation sur le système immunitaire, sera développée par une société que nous avons fondée, la société Affichem, pour une utilisation en immunothérapie anti-cancéreuse.

Future piste pour soigner certains cancers incurables, futur candidat médicament ?

La dendrogenine A devra franchir de nombreux tests avant de devenir le médicament de demain. Cependant, la découverte de cette molécule ouvre déjà de nouvelles voies de recherches et permettra de faire progresser certaines approches thérapeutiques en ouvrant les portes à la conception de nouveaux médicament à partir de la dendrogenine A.

Combien de temps a-t-il fallu pour mettre au point cette nouvelle technologie ?

Mise au point et découverte : dix ans de travail. Nous avons découvert le dendrogenine A, en étudiant les mécanismes d?action d?un médicament utilisé depuis plus de vingt ans pour soigner les cancers du sein : le tamoxifène (NolvadexTM). Nous avons, en effet, identifié un nouveau mécanisme d?action pour ce médicament qui nous a conduit à en déduire l?existence de la dendrogenine A. Nous avons réalisé la synthèse chimique de cette molécule, précisé ses propriétés biologiques et les applications médicales qui en découlent. Ce travail est le fruit d?une dizaine d?années de recherches dans les laboratoires de recherche de l?INSERM à Toulouse.

A votre avis quelles sont les raisons qui sont à la base d?une réussite comme celle-là ?

Opiniâtreté, et approche multidisciplinaire de chimie, de pharmacologie et de biologie. La découverte de cette molécule a pu être possible parce que nous avons développé une approche de recherches multidisciplinaire à l?interface entre la chimie et la biologie au sein d?une même équipe. Elle a été également possible parce que nous avons fait preuve d?opiniâtreté et que nous avons choisi de prendre des chemins de traverse en dehors des courants de pensée. Cette découverte a été brevetée par l?INSERM et l?exploitation de ce brevet sera concédée exclusivement à la société Affichem. Cette jeune société est soutenue par l?Incubateur Midi-Pyrénées, et est hébergée par la pépinière Théogone au parc technologique du Canal à Ramonville Saint-Agne.

CONTACT
Marc Poirot - Chercheur Département Innovation Thérapeutique et Oncologie Moléculaire
Inserm U 563 Institut Claudius Régaud
20-24 rue du Pont Saint-Pierre
31052 Toulouse Cedex
Tél : 05 61 42 46 48
Fax : 05 61 42 46 31
E-mail : poirot@icr.fnclcc.fr

 

 

Témoignage 1er prix PME/PMI : Francis Bourrières, Clément Kaiser

PROOFTAG : L?identification et authentification infalsifiable par codes à bulles

En quoi consiste l?innovation primée ?

L?innovation est un système d?authentification basé sur l?utilisation de codes à bulles tridimensionnels, toujours uniques et non reproductibles par l?homme. Ces codes, résultat d?une auto génération chaotique de bulles dans un matériau translucide lors du processus de durcissement, constituent une signature physique, reconnaissable non seulement par un lecteur optique mais également par l?oeil humain. Cette dernière caractéristique permet d?envisager des utilisations grand public puisqu?une connexion Internet fixe ou par téléphone portable suffit pour pouvoir réaliser une authentification visuelle.

A quoi sert-elle ?

Le code à bulles permet l?identification ainsi que l?authentification de tout bien ou document sur lequel il est monté. Il est ainsi possible de prouver avec certitude l?origine d?un produit de marque ou de sécuriser des cartes. Il suffit d?enregistrer la signature d?un code à bulles dans une base de données puis de comparer ultérieurement cet enregistrement avec la signature du code à bulles en présence sur l?objet pour en assurer l?authenticité.

Quelles sont les applications dans la vie de tous les jours ?

Les applications dans la vie de tous les jours sont multiples, surtout si l?on considère l?application de la technologie dans le domaine des cartes. Le code à bulles est pertinent sur des cartes d?identité, permis de conduire ou autres passeports pour les rendre infalsifiables, sur les cartes de paiement pour sécuriser les transactions, sur un badge d?entreprise ou une carte d?étudiant pour réaliser un contrôle d?accès à moindre coût, sur la carte de santé "Vitale" pour accéder à des informations confidentielles, sur les cartes de vie quotidienne pour gérer les droits associés à des services publics ou privés, sur les cartes de membres de clubs sportif ou d?associations culturelles afin de gérer des droits d?accès physique ou autres informations privées.

Un organisme interface vous a-t-il accompagné dans la démarche ?

L?ANVAR a joué un rôle important dans l?évaluation de la technologie à son début. Cet organisme nous a encouragé à poursuivre le développement des études du fait d?une appréciation positive de la technologie. En effet, nous étions malgré nous sortis de notre domaine d?expertise et nous avions besoin d?un avis externe neutre.

Combien de temps a-t-il fallu pour mettre au point cette nouvelle technologie ?

La technologie, fruit de l?observation d?un défaut majeur dans un processus de collage, a nécessité 4 ans de développement. Pour que le système fonctionne, il a fallu mettre au point un lecteur permettant d?extraire une signature tout en vérifiant la tridimensionnalité des identificateurs. L?IRIT* a travaillé 2 ans à l?élaboration d?une méthode d?extraction de signature.

A votre avis quelles sont les raisons qui sont à la base d?une réussite comme celle-la ?

Il s?agit d?une technologie simple, efficace et peut onéreuse applicable aussi bien dans des domaines nécessitant une sécurisation faible que dans des domaines hautement sécurisés. De plus, le code à bulles peut être associée avec la plupart des autres technologies d?authentification déjà présentes sur le marché. Le code à bulles est la première signature physique à la fois unique et non reproductible par l?homme.

* IRIT : Institut de Recherche en Informatique de Toulouse

CONTACT
Franck Bourrières - Prooftag Project Manager
Novatec
350, Av d?Italie, ZA Albasud
82000 Montauban
Tél : 05 63 23 04 00; port : 06 79 88 16 90
Fax : 05 63 23 04 01
E-mail : novatec@novatec-eap.com
Sites : www.prooftag.com; www.novatec-eap.com

 

 

Témoignage 1er prix Créateurs d'Entreprise Innovante : Jean Soucaze-Soudat, Michel Valery

IN3D : Procédé de réalisation d?éléments rapportés en matériau neutre, de grande précision géométrique et destinés à colmater des pertes de tissus dentaires

En quoi consiste l?innovation primée au 23ème Concours Régional de l?innovation 2003 ?

Cette innovation sert à reconstituer toute ou partie d?une dent telle qu?elle était avant d?être dégradée pour différentes raisons qu?elles soient liées à la carie ou à un traumatisme. Cette reconstitution utilise d?autres matériaux que l?amalgame d?argent-mercure classique ou les résines composites. Ces deux éléments sont substitués par un élément en céramique déjà cuite et taillée avec une grande précision de l?ordre du centième de millimètre. Pour ce faire, le procédé utilise un enregistrement op tique, donc sans contact, d?une maquette, de matériau quelconque, maquette effectuée ?in vivo? ou ?in vitro?. Cet enregistrement en trois dimensions est obtenu à partir d?un générateur de front d?onde lumineuse spécifique. Un fichier informatique est alors transmis à une machine outil à plusieurs axes dans le but de tailler à partir d?un bloc céramique l?élément fini qui sera ensuite placé en bouche par collage ou scellement.

A quoi sert-elle ?

Cette invention sert :

  • à redonner aux dents une anatomie compatible avec la mastication,
  • à rétablir plus rapidement les fonctions essentielles de l?organe dentaire puisque l?enregistrement 3D et l?usinage peuvent être effectués en moins de quinze minutes,
  • à préserver l?environnement buccal grâce à la bio compatibilité de la céramique utilisée,
  • à préserver l?environnement naturel car on ne diffuse plus dans le milieu de métaux lourds avec tous les risques de pollution inhérents à leur présence.

Quelles sont les applications dans la vie de tous les jours ?

Obturations, coiffage et remplacement de dents en odontologie, réparations, modifications, autres. Le coût économique de réalisation des obturations par ce procédé avec une qualité jusqu?alors inégalée pourrait être tout à fait comparable avec les techniques et les matériaux utilisés aujourd?hui.

Un organisme interface vous at- il accompagné dans cette démarche ?

Aucun organisme interface n?a été sollicité dans cette démarche. Toutefois, un dossier d?étude pour financement des dépôts du brevet à l?étranger (procédure PCT) a été déposé auprès de l?ANVAR.

Combien de temps a-t-il fallu pour mettre au point cette nouvelle technologie ?

La durée de mise au point de cette technologie depuis la phase de recherche amont jusqu?à la réalisation du premier prototype est de cinq ans environ.

A votre avis quelles sont les raisons qui sont à la base d?une réussite comme celle-là ?

La base de la réussite de cette innovation est la rencontre de deux personnes de formations professionnelles différentes qui ont su mettre en commun leurs connaissances respectives. La réponse à la question de savoir s?il existait une possibilité de remplacement des amalgames dentaires et composites était posée. On savait que le travail d?élaboration classique en dentisterie de la céramique posait des problèmes techniques de fiabilité mécanique et de métrologie. La solution était d?usiner un bloc de céramique déjà cuite mais encore fallait-il enregistrer de manière précise une maquette pour usiner l?élément fini.

CONTACTS
Michel Valery, Jean Soucaze-Soudat Co-Gérants IN3D
Ste Marie de Campan - 65710 Campan
Tel : 05 62 91 86 63
Fax : 05 62 91 85 06
E-mail : michel.valery@wanadoo.fr; Desman@wanadoo.fr

 

 

Témoignage 1er prix Lycées Technologiques et Professionnels : Jacques Magot, Guy Estadieu, Jean Claude Tachoire, les étudiants de STS Conception de Produits Industriels La Société FERTILI ROUERGUE

MACHINE SPÉCIALE pour le conditionnement du Compos

En quoi consiste l?innovation primée ?

Le projet consiste en la conception d?une plate forme automatique destinée au conditionnement du compost. Il existe actuellement de tels systèmes mais beaucoup plus volumineux, non transportables, fonctionnant en sites fixes. La société FERTILI ROUERGUE* exprime le besoin d?une plate forme transportable sur route et dont la conduite soit réalisée par un seul opérateur. L?aspect innovant de ce projet consiste d?une part à réaliser un ensemble multifonctionnel dans un encombrement très limité respectant les dimensions standards du plateau de la remorque porteuse, d?autre part, à intégrer les exigences de la sécurité routière ainsi que les contraintes très fortes de poids, de résistance aux vibrations, aux chocs et à l?inerties, dues au transport sur route.

A quoi sert-elle ?

C?est dans le but de réduire au maximum les dépenses engendrées par les déplacements effectués entre les différentes bergeries et le centre de conditionnement du compost, situé à Sète, que la société FERTILI ROUERGUE a proposé de réaliser l?étude d?une machine permettant le conditionnement du compost directement chez les éleveurs. Ceci permettant de livrer un produit conditionné pour la vente directement de la bergerie chez les revendeurs locaux, engendrerait une économie très importante sur le coût des transports.

Un organisme interface vous at- il accompagné dans cette démarche ?

La Plate Forme Technologique Rascol « Produits et Processus automatisé en PME » a joué un rôle décisif, à la fois moteur, coordinateur et interface entre la société cliente, les professeurs experts, les étudiants concepteurs.

Combien de temps a-t-il fallu pour mettre au point cette nouvelle technologie ?

En heures cumulées, environ 3000 heures ont été nécessaires pour l?ensemble de l?étude (9 étudiants x 300 H. + suivi des professeurs + coordination PFT).

A votre avis quelles sont les raisons qui sont à la base d?une réussite comme celle-là ?

L?étude préalable de faisabilité économique, en collaboration entre la société FERTILI ROUERGUE et la PFT RASCOL, point de départ de l?expression des besoins et la mise en oeuvre d?une démarche de projet rigoureuse, ont permis une bonne décomposition fonctionnelle de la future machine et une bonne maîtrise de la CAO, pour réussir l?assemblage d?un système complexe, tout en respectant les délais. Ceci, grâce à un matériel performant (stations de travail, logiciels), une collaboration très étroite et fructueuse avec le client, présent à chaque revue de projet et une implication forte des étudiants et de l?équipe pédagogique. Il est à noter qu?un tel projet industriel pluritechnologique exploitant trois sources d?énergie différentes (électrique, hydraulique, pneumatique) et confronté aux contraintes fonctionnelles particulières déjà citées a été un support particulièrement performant pour préparer dans les meilleurs conditions l?insertion professionnelle des étudiants.

CONTACTS
Jacques Magot, Guy Estadieu, Jean Claude Tachoire - Professeurs
Lycée Louis Rascol Section Techniciens Supérieurs Conception de Produits Industriels
10, Rue de la République - 81012 Albi Cedex
Tél : 05 63 48 25 00
Fax : 05 63 48 25 03
E-mail : 0810004p@ac-toulouse.fr

 

 

Témoignage 1er prix Inventeurs Indépendants : Christian Guilhem

STOP-COUTURE : Procédé concernant la réalisation d?une couture non susceptible de se défaire.

En quoi consiste l?innovation primée ?

Il s?agit d?un procédé adapté à une machine à coudre pour la réalisation d?une couture non susceptible de se défaire, de façon simple, rapide et économique. Elle est compatible avec les contraintes d?une exploitation à l?échelle industrielle. Le principe de l?innovation est composé de plusieurs étapes. Tout d?abord, un laser spécialement développé pour ramollir les fibres de couture, ensuite un jet d?air pour mélanger ces fibres, et pour finir des organes presseurs de la machine pour solidariser les fibres de fil ramollies entre elles.

A quoi sert-elle ?

Cette invention est une révolution dans le domaine de la couture car elle empêche toute couture abîmée ou coupée de se défaire sans autre opération supplémentaire que la couture elle-même. La couture est préservée et garde un aspect traditionnel et esthétique. Cette invention permet de s?adapter à toute réalisation et à tout type de couture : traditionnelle, pose de boutons, de boutonnières, d?ourlet, d?un surjet, point de chaînette et point de recouvrement. Nous pensons qu?à l?avenir des machines à chaînette équipées de ce système permettront d?avoir des coutures plus solides et plus fiables que les machines actuelles à points noués qui comportent des canettes. Il faut savoir que ce procédé pourra s?appliquer à tous types et toutes classes de machines à coudre ayant au moins un fil.

Quelles sont les applications dans la vie de tous les jours ?

N?a t-on jamais été confronté dans la vie de tous les jours à un bouton qui se découd à un moment inopportun ? STOP-COUTURE va donc permettre de remédier de façon définitive à ce cas de figure. Cette invention est également applicable à tous les domaines tels que l?habillement, la maroquinerie, l?ameublement, mais aussi dans l?industrie automobile, aéronautique, navale, et militaire (parachute, harnais de sécurité?)

Un organisme interface vous a-til accompagné dans cette démarche ?

Le cabinet Barre Laforgue a fait les recherches d?antériorités et a déposé le brevet et la marque. Ensuite, le CLFA (Coopération Laser Franco Allemand) a mis en application sur un prototype le laser. Au cours de l?année 2004, nous devons procéder à tous les essais de sécurité, de fiabilité et des tests de couture qui seront validés par le IFTH (Institut Français Textile-Habillement). Ce prix est un encouragement pour mener à bien ce projet industriellement au niveau mondial.

Combien de temps a-t-il fallu pour mettre au point cette nouvelle technologie ?

Le passage entre l?idée et la réalisation du prototype a duré 2 ans, et l?année 2004 s?annonce prometteuse puisque nous pensons pouvoir vendre et industrialiser ce projet. En effet, nous avons déjà présenté le prototype de la machine comportant ce système à la Foire Interzum à Cologne en mai 2003 et certains fabricants de machines à coudre et de matelassage européens, américains, et asiatiques ont été très intéressés par le système STOP-COUTURE.

A votre avis quelles sont les raisons qui sont à la base d?une réussite comme celle-là ?

Bénéficiant depuis plus de trente ans d?une expérience dans le domaine de la couture, cette réussite repose sur l?envie permanente d?améliorer

  • les méthodes de travail, la technicité du matériel industriel,
  • la performance et la fiabilité des produits,
  • permettre la création d?emploi,
  • rester leader dans notre secteur d?activité.

CONTACT
Christian Guilhem
Route Nationale 20 - 82350 Albias
Tél : 05 63 31 03 31
Fax : 05 63 31 06 20
E-mail : guilhem.christian82@wanadoo.fr